Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

vendredi 16 mars 2012

Allocations Familiales

12 mars 2012 A nouveau dans l’œil du cyclone … Il y a 80 ans, le 11 mars 1932, le Parlement adoptait un projet de loi généralisant le versement d’allocations familiales à tous les salariés de l’industrie et du commerce ayant des enfants à charge, et l’adhésion obligatoire de tous les employeurs à un organisme collecteur (caisses de compensation). Il s’agissait pour les entreprises de payer des « sursalaires » permettant à leurs employés de subvenir aux besoins de leurs familles. Le montant variait selon les catégories professionnelles et les départements. A l’origine de ce projet de loi figurait une proposition de loi déposée en 1929 par le groupe parlementaire des Démocrates populaires qui comptait dans ses rangs plusieurs anciens syndicalistes chrétiens qui s’inspiraient notamment de Frédéric Ozanam et du concept de « juste salaire ». Ils se battaient pour que toutes les familles puissent avoir accès à la protection sociale et à un logement décent. Si la CFTC a tout de suite soutenu la proposition, le patronat (à l’exception du patronat chrétien) a tout fait pour empêcher le vote de cette loi. La seule organisation syndicale concurrente de la CFTC à l’époque s’y est d’abord opposée avant de s’y rallier. Ironie de l’histoire : si la TVA sociale, définitivement adoptée le 29 février dernier dans la loi de finances rectificative pour 2012 - qui pourrait remplacer avant la fin de l’année les cotisations patronales en faveur des allocations familiales - entrait en vigueur à la fin de l’année, comme la loi le prévoit, le patronat obtiendrait partiellement gain de cause… 80 ans après.

mercredi 14 mars 2012

Logement

Logement et expulsions locatives Halte à l'indifférence ! Demain recommencera la valse annuelle des expulsions...Conséquence directe : des milliers d'enfants et leurs familles jetés à la rue dans les prochaines semaines sans que la solidarité nationale ne puisse les aider à trouver un toit. La crise économique ne laisse pas espérer une baisse drastique de ces expulsions en 2012. En effet, la Loi DALO reste encore trop inefficace compte tenu du manque de logement très social. Aux loyers non encadrés s'additionnent la vie chère et les tarifs en constante augmentation de l'énergie, de l'eau, des transports, des denrées alimentaires...Ce pouvoir d'achat qui ne cesse de baisser pousse chaque jour un peu plus les familles dans une précarité préoccupante. Il y a en moyenne 150 000 assignations d'expulsion par an, la CFTC réclame donc au plus vite pour y faire face : - la construction annuelle de 125 000 logements très sociaux ; - l'accès à « l'action logement » (ex 1% logement) pour tous les salariés ; - un maintien dans leur logement pour ceux qui perdent leur emploi ; - la création d'un Ministère du Logement avec une réelle volonté politique d'endiguer la crise et de réguler le marché ; - Et surtout la création d'un Observatoire du Logement composé de représentants de l'État, des partenaires sociaux, des associations de bailleurs, des associations de locataires, et des associations caritatives afin de mieux répondre aux besoins des citoyens en fonction des territoires et des bassins d'emplois. Lasse de tirer une fois de plus la sonnette d'alarme sur cette question, la CFTC souhaiterait que demain, en cette date symbolique de fin de la trêve hivernale, s'opère enfin une réelle prise de conscience de cette consternante et récurrente problématique. La CFTC réclame au plus vite des solutions pérennes pour faciliter l'accès au logement des plus démunis.