Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

vendredi 24 février 2012

Journée d'action européenne Syndicale

JOURNÉE D’ACTION EUROPÉENNE SYNDICALE À LA VEILLE DU SOMMET EUROPÉEN, LES SYNDICATS EUROPÉENS ADRESSENT UN MESSAGE AUX DIRIGEANTS EUROPÉENS Les effets de la crise économique et sociale ont atteint des niveaux insoutenables pour des millions d’Européens. Les mesures d’austérité aggravent la situation et provoquent d’énormes dégâts sociaux comme le soulignent, d’ailleurs, des économistes réputés. Les dernières statistiques européennes sur l’emploi montrent que le taux de chômage atteint un niveau record, en particulier chez les jeunes : dans de nombreux pays, quasiment un jeune sur deux est sans-emploi. 115 millions de personnes, soit 23,5 % de la population, est menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale. Les inégalités se creusent. La peur du lendemain est grande avec comme conséquences la montée des individualismes et des extrêmes. Face à la dégradation de la situation économique et sociale, la seule réponse de nos dirigeants est le durcissement de l’austérité. Le 30 janvier dernier, un Sommet européen a mis au point un nouveau traité international qui grave dans le marbre la discipline budgétaire. La monnaie unique implique une gouvernance économique, mais le syndicat européen s’oppose à ce traité qui ne répond pas aux problèmes de l’emploi et de la précarité croissante et risque d’enfoncer durablement l’Europe dans la crise. POUR L’EMPLOI ET LA JUSTICE SOC IALE Parce que la crise ne doit pas être le prétext e pour brader nos systèmes sociaux. Nous rejetons : • La pression à la baisse sur les salaires, • Le démantèlement de la protection sociale, • La flexibilisation du marché du travail, • La privatisation des services publics, • La diminution du montant des pensions, • L’exclusion sociale, • La remise en cause des négociations collectives et du dialogue social, • Une répartition injuste des efforts : les travailleurs paient le prix fort d’une crise qu’ils n’ont pas causée, alors que le monde de la finance et les spéculateurs s’en sortent indemnes. DES ALTERNATIVES EXISTENT ! Parce que l’Europe doit être fondée sur la solidarit é, la justice et la cohésion sociales. Le syndicat européen plaide pour un plan de relance pour l’Europe, donnant priorité aux investissements en faveur d’une croissance durable ; aux emplois de qualité ; à la justice sociale tout en luttant contre les inégalités. Nous proposons : • Un plan de relance et d’investissements européen pour des emplois de qualité, • Une politique industrielle européenne dynamique orientée vers une économie verte bas-carbone et vers les secteurs d’avenir, porteurs d’emplois et de croissance, • Un rétablissement de l’équilibre budgétaire sur le long terme, • Des garanties d’emploi de qualité pour les jeunes, • Une mise en commun de la dette au moyen d’euroobligations, • Une taxe sur les transactions financières pour assurer, aussi, des politiques d’investissements, • L’intensification de la lutte contre le dumping social et salarial, • L’harmonisation de l’assiette fiscale avec un taux d’imposition minimum pour les entreprises, • Le respect et la garantie des droits sociaux fondamentaux, • La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

mardi 7 février 2012

Les bonnes résolutions de l’Assemblée nationale

L’Assemblée vient de voter, à l’unanimité, une proposition de résolution visant à développer le « fabriqué en France » et à « déterminer la notion d’origine des produits ». La CFTC se réjouit de voir la représentation nationale se mobiliser afin que le consommateur ait une information sur l’origine de fabrication des produits qu’il est susceptible d’acheter. La CFTC partage la légitime préoccupation des parlementaires qui constatent que moins on fabrique en France, moins il y a d’emplois pour nos compatriotes. La CFTC souhaite que nous allions plus loin, en assurant la traçabilité sociale des produits et services afin que tous ceux qui le souhaitent et le peuvent, pèsent pour que les travailleurs de tous les pays bénéficient du respect de leurs droits sociaux fondamentaux : - Respect de l’interdiction du travail des enfants. - Respect de l’interdiction du travail forcé. - Un salaire décent (par rapport au niveau de vie du pays). - Un minimum de protection sociale pour les travailleurs âgés, la maternité ainsi qu’en cas de maladie ou d’accident. - La liberté syndicale. Pour la CFTC, il faut à la fois protéger nos emplois et soutenir le développement du travail décent sur l’ensemble de la planète. La CFTC regrette qu’il faille une crise économique et sociale majeure et la proximité d’élections importantes pour qu’enfin nos dirigeants réalisent enfin que la libre concurrence n’est pas un dogme absolu, mais un outil économique qui doit être encadré et régulé. Philippe Louis Président Confédéral