Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

Secrétaire Départemental : Marcel CHARMANTE, Secrétaire Départemental Adjoint : Daniel VIORA

mardi 25 janvier 2011

LA PENIBILITE AU TRAVAIL !

DES PROJETS DE DECRETS D'APPLICATION QUI FINISSENT D'ACHEVER L'ESPOIR DE LA CFTC D'UNE REELLE PRISE EN COMPTE DE LA PENIBILITE AU TRAVAIL !

A l'examen des projets de décrets sur la loi portant sur la réforme des retraites, la CFTC constate que seuls sont traités les problèmes d'incapacité ou d'invalidité relevant de l'accident du travail ou de la maladie professionnelle au détriment de la pénibilité, compris comme une usure prématurée due à des conditions de travail particulièrement éprouvantes mais dont les effets ne sont pas immédiats.

Par ailleurs, les conditions d'éligibilité permettant de partir en retraite à 60 ans pour les victimes de la pénibilité au travail, telle qu'elle est comprise dans le texte, se sont réduites à peau de chagrin. La CFTC déplore l'exclusion de la plupart des victimes d'accident du travail du dispositif car la liste des lésions est bien trop limitativement fixée par l'administration.

Par ailleurs, lorsque le taux d'incapacité est compris entre 10 et 20 %, les conditions d'entrées seront si cumulatives et si restrictives que cela rend la compensation de la pénibilité par un départ à la retraite anticipée totalement illusoire.

La durée d'exposition aux facteurs de pénibilité est fixée à 17 ans, quelles que soient la nature de l'activité professionnelle et de la lésion. La CFTC considère cette disposition comme une totale incohérence par rapport au système de reconnaissance des maladies professionnelles et surtout ne repose sur aucune justification objective.

Mais surtout, la preuve de l'exposition aux pénibilités n'est pas libre et soumise au bon vouloir de l'employeur. La CFTC regrette que le salarié doive apporter la preuve par lui-même de son incapacité d'au moins 20% devant une commission chargée de valider l'accès au dispositif de retraites à 60 ans. Le salarié ne pourra prouver en effet cette exposition qu'avec des documents fournis par son employeur. La CFTC considère comme profondément injuste que le salarié ne puisse pas utiliser des documents établis par le service de santé au travail, ou par d'autres acteurs de la prévention.

Quant à la liste des facteurs de pénibilités elle est également trop restrictive. Par exemple, le travail répétitif est défini de manière à exclure la plupart des troubles musculo-squelettiques dont les salariés sont victimes.

Enfin, la composition de la commission chargée de valider l'accès au dispositif de retraite ne présente pas de garanties d'indépendance. En effet, contrairement à la Commission régionale de reconnaissance des maladies professionnelles, elle ne comprend que des personnels administratifs mais pas de représentants des salariés, ni de représentants des employeurs.

La CFTC considère aujourd'hui que la loi portant réforme des retraites ne comprend malheureusement pas grand choses sur la pénibilité. Elle ne traite que de d'invalidité ou d'incapacité. De plus, elle continue d'affirmer que la prise en compte de la pénibilité au travail dans la réforme des retraites est une erreur. Noyée dans ce lourd dossier, la prise en compte de cette problématique se fait de façon très partielle, injuste et est d'ores et déjà vouée à l'échec.



Jacques Voisin
Président Confédéral

Bonne et heureuse année

Marcel Charmante, Secrétaire Général de l'UD et Daniel Viora, Délégué Départemental, profitent de cet envoi pour vous souhaiter une trés bonne nouvelle année, remplie de bonheurs personnels, familiaux et professionnels.
N'hésitez pas à consulter ce Blog réguliérement et à nous faire part de toutes vos remarques pour améliorer la vie de l'Union Départementale.
Nhésitez pas non plus à demander de l'aide pour vos élections (protocole d'accord, mandatement pour les listes, tracts...)
Pour celles et ceux qui n'avaient pas pu découvrir nos nouveaux locaux dans la Maison des Syndicats lors de notre réunion du 7 décembre 2010, 35-37 avenue de l'Europe à Blois, n'hésitez pas à passer nous voir le mardi aprés-midi ou à nous contacter pour une visite.
L'année 2011 sera importante pour notre Syndicat, pour qu'il conserve sa représentativité au delà de 2012. Nous devons tous nous mobiliser pour présenter des listes partout où cela est possible.C'est tous ensemble que nous gagnerons.

dimanche 9 janvier 2011

Les syndicats accèdent à leur nouvelle maison


Article de la Nouvelle République du 09 janvier 2011

Les Unions départementales ont dit adieu à la tour Alain-Gerbault vouée à la démolition. Leur nouveau domicile a été inauguré hier matin.

Le maire de Blois a rappelé que dix-huit mois ont suffi entre la décision du conseil municipal et la livraison du bâtiment. - (dr)

Adieu la tour T 3 de la rue Alain-Gerbault où le visiteur inquiet, se demandait si l'ascenseur allait l'amener à bon port ! Après 20 ans dans cet immeuble qui sera bientôt démoli, les syndicats habitent un bâtiment digne de ce nom. Implantée avenue de l'Europe, face à la Bourse du travail, la nouvelle Maison des syndicats a belle allure, au cours d'un quartier en pleine mutation, où les barres de béton du passé cèdent peu à peu du terrain.
Samedi, c'était l'heure de l'inauguration. Pour l'occasion, les organisations syndicales du département ont fait fleurir leurs banderoles aux fenêtres du bâtiment. Leur porte-parole, Stéphane Ricordeau, a salué la qualité et la fonctionnalité du lieu. Après avoir pointé du doigt l'insalubrité des locaux précédents et déploré les errements du passé, il a souligné l'action menée par la municipalité pour que les syndicats disposent d'un outil de travail digne de ce nom. Chassez le naturel, il revient au galop : le responsable de la FSU en a profité pour demander une contribution du conseil général et a gentiment taclé Agglopolys et le conseil régional qui restent « hermétiques » aux demandes de subventions.
Louis Buteau, président de la SEM 3 Vals Aménagement (S3V), a souligné l'exemplarité de ce projet réalisé en un temps record. La décision a été prise en juin 2009 par le conseil municipal de Blois, le permis de construire fut accordé en octobre suivant et les travaux se sont achevés en novembre dernier. Au total, comme l'a rappelé Marc Gricourt, maire de Blois, ce bâtiment a coûté 4 M€ en grande partie financés par la ville par un emprunt de près de 3M€ via la S3V. Le maire a aussi salué l'engagement de l'État et du département. La Maison des syndicats s'inscrit pleinement dans le Plan de rénovation urbaine et a reçu le soutien de l'Agence nationale de rénovation urbaine à hauteur de 800.000 euros dans le cadre du plan de relance de l'économie.
Notons que l'une des salles de réunion portera le nom de Marie Leblanc, en hommage à cette infatigable bénévole agressée mortellement devant la Bourse du travail il y a neuf ans.
à toute vapeur
Confus
Après avoir coupé le ruban inaugural de la Maison des syndicats, le maire de Blois a regretté l'absence de Maurice Leroy. Ce dernier dans une lettre publiée dans la NR n'avait pas apprécié l'absence de concertation sur la date d'inauguration. Un raté déploré par Marc Gricourt qui pensait que le ministre serait présent tous les week-ends dans le Loir-et-Cher. C'est Claude Denis, vice-président du conseil général, qui l'a représenté.
Lionel Oger

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_CENTRE_1920#vDo

jeudi 6 janvier 2011

Les 35 heures

Un progrès social chèrement payé par les salariés !

La CFTC considère que la polémique – plus que le débat – qui s’installe sur le temps de travail ne sert qu’à masquer la vacuité des programmes politiques actuels.

L’heure n’est pas à la désignation de faciles boucs émissaires mais à la recherche de véritables solutions pour sortir le pays du marasme actuel. Les différentes remises en cause des 35 heures depuis dix ans, qui par ailleurs ont vidé cette mesure de sa substance, n’ont contribué ni à la création d’emplois, ni à l’augmentation du pouvoir d’achat, ni à la relance de l’activité économique ou à la réduction des déficits budgétaires.

La CFTC souligne que le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire a été synonyme pour les travailleurs d’un gel des salaires et d’une réorganisation du travail, qui a conduit à exclure notamment les temps de pause ou d’habillage au temps de travail effectif, l’annualisation du temps de travail et pour les cadres à une forfaitisation du temps de travail.

En tout état de cause, la CFTC rappelle que toute question relevant du champ social doit faire l’objet d’une consultation préalable entre partenaires sociaux, qui décident eux même de se saisir ou pas, de la question soumise.



Jacques Voisin
Président confédéral