Jeudi 23 septembre, nous étions plus d'une quarantaine CFTC dans les rues de Blois, sans doute une cinquantaine sur l'ensemble du département. Clairement, c'est un succés pour notre organisation, qui double ses effectifs en 15 jours.
Cependant, au delà des batailles de chiffres entre police et syndicats pour savoir si le mouvement s'essoufle ou pas, il n'y a pour l'instant que 30 millions de perdants, les 30 millions de salariés qui ne sont pas entendus.
L'union déparementale ne peut que s'associer à la décision de la confédération qui appelle, avec les autres organisations, à manifester encore le 02 octobre et à envisager une nouvelle journée d'action le 12 novembre. Personne ne défile par plaisir, personne ne perd une ou plusieurs journées de salaire par "fénéantise", comme parfois on peut l'entendre, mais c'est notre devoir de réclamer une réforme plus juste et efficace.
La France ne se résume pas à ses entreprises, et les entreprises ne se résument pas à leurs patrons. La plupart d'entre eux d'ailleurs, dans les TPE et PME, comprennent les revendications de leurs salariés. Il faut que nous parvenions à renouer le dialogue, avec le patronat et avec le gouvernement. Il faut qu'ils puissent entendre nos propositions, comme par exemple sur la pénibilité avec la création d'un livret de santé qui suivrait le salariés dans ses différents emplois.
Il faut malheureusement reconnaitre, que ce soit à l'assemblée nationale, dans les réunions de travail ou dans la rue, que le dialogue est aujourd'hui rompu. Comme seul argument, le gouvernement avance que nous serions "irresponsables". Nous allons bientôt fêter le centenaire de notre confédération. Le syndicalisme compte certainement plus de militants que les partis politique, avec des coûts d'adhésion bien supérieurs. Il serait temps de voir que nous sommes tous "responsables". C'est au nom de cette responsabilité que nous serons le 02 octobre pour manifester et proposer encore et toujours.
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